Nous connaissons les nombreux rôles qu’endossent les chiens d’assistance : secourisme, malvoyance, motricité, autisme… Mais aussi ceux qui font appel à leur flair particulièrement performant : détection de drogue, détection du cancer du sein… Depuis quelques années aux Etats-Unis notamment, des chiens sont dressés à détecter l’hypo ou l’hyperglycémie chez les personnes souffrant du diabète de type 1. C’est désormais possible en France également, grâce à l’association Acadia.
Une odeur indétectable par l’homme
Depuis une vingtaine d’années des chiens sont entraînés à la détection des hyperglycémies et des hypoglycémies, aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni. Mais pas en France.
Pour la première fois en France, des chiens formés à détecter les brusques changements de glycémie veillent sur les diabétiques de type 1. Ce tout nouveau protocole de soins mis en place par Acadia – association de chiens d’assistance pour les diabétiques – basée dans la Drôme, répond à la demande de nombreuses personnes qui savent que le flair du chien permet de repérer le changement de taux de sucre dans le sang avant la survenue de la crise. L’association ACADIA, c’est l’histoire d’une famille confrontée à la problématique du diabète de type 1 de leur fils et une questionnement autour de ce qu’ils pouvaient apporter. C’est alors qu’ils ont découvert qu’il existait en Amérique, une école de chiens dressés pour détecter les problèmes glycémiques de leurs maîtres. Le chien réagit en fait à un changement chimique du corps, à une odeur non détectable par l’être humain. Il détecte l’hyperglycémie ou l’hypoglycémie en alertant son propriétaire.
Comment le chien donne-t-il l’alerte
En France, près de 20 000 enfants et adolescents souffrent de diabète de type 1. C’est une maladie qui exige beaucoup de contraintes. Il est nécessaire d’effectuer de nombreux tests durant la journée afin d’éviter les hyperglycémies et les hypoglycémies.
Concrètement, les chiens réagissent à un changement brutal de la glycémie chez l’homme à travers des aboiements, coups de museau, sauts… Le chien est également capable « d’actionner un bouton d’urgence installé dans sa chambre ou encore de réveiller les parents si l’enfant semble ne pas réagir », explique la présidente de l’association Solène Rabiolet, qui précise que la nuit, les diabétiques sont particulièrement vulnérables et peuvent tomber dans des comas diabétiques.
« Aujourd’hui, nous avons formé trois chiens, mais nous avons plus de 60 candidatures en attente », souligne la présidente d’Acadia, à la recherche de financements. Pour soutenir l’association Acadia, c’est par ici !